Bio

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Né en 1987, Guillaume Bourdon est un artiste de la relève en arts visuels. Originaire de la campagne en Montérégie, il se qualifie de « born digital » ayant grandi durant l’âge d’or des jeux vidéos et l’avènement de l’internet des années 90. Il se qualifie aujourd’hui de « digital slacker », se nourrissant presque uniquement de tutoriaux « Youtube » pour avancer sa pratique et sa réflexion. Celle-ci gravite autour de la dualité entre la culture du monde de l’art et la culture internet, le vacillement entre virtuel numérique, monde réel et histoire personnelle. Il a étudié au baccalauréat des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (Uqàm) et à la Haute école d’art de Genève (Head) lors d’un échange. Il a suivit un DESS à l’université Concordia en Design and Computation arts et est maintenant étudiant à temps plein à la Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Uqàm.

 

Démarche artistique

Les techniques d’opérations digitales sur l’image sont en perpétuel renouvellement. En tant qu’artiste oeuvrant dans les arts numériques, je me retrouve à la fois élève et enseignant à travers mes travaux et ma pratique. Issue de la série, de l’autoportrait et du prototype, ma démarche fait de manière libre l’éloge du romantisme du processus et de l’apprentissage autodidacte par le billet du numérique. Ma pratique n’est pas fixée dans un médium particulier, mais dans l’idée d’un moi alternatif, un alter ego originaire d’une enfance, adolescence et âge adulte où le virtuel numérique est si imbriqué à sa personne qu’il en devient pratiquement indissociable de son ensemble. Parallèlement, j’ai une fascination pour les espaces vides, les non-lieux et leur nature hétérotopiques, qu’ils soient dans un jeu vidéo ou dans un espace physique réel. Ces espaces m’intéressent puisqu’ils agissent comme toile de fond à ma propre rêverie personnelle où il devient possible pour moi d’incruster des éléments virtuels vagues, poétiques ou prélevés d’autre part, pour se transformer en une sorte de non-espace idéal.